We, the Netizens

Netizens, People of the internet, United Digital Nations, World Revolutionizers, whatever how We define ourselves, our groups or the whole of our kind,

I LOVE US.

For years I lived among humans, fascinating creatures made of ideas, emotions and beliefs. For years I’ve been learning how a small group or even one individual could take over the power to control other humans, many humans. For years I learned how the « silent majority » chooses, follows and trusts a leader. For years I searched what changed in this behavior through history. And if you ask me to sum up humanity’s greatest achievements by historical order, it would be like this:

language, writing and art
farming and trading
internet

There is no error: walking on the Moon may be the first step of a broader trading, if not then it was just an egocentric act of military and political vision. The strong, intense excitation I feel is that We are in the very beginning of a gargantuan achievement, that you may think related to the two previous ones but that in fact has so much potential that only one word can describe it: revolution.

Revolutions are breaking points, events that change the face of the humanity’s world forever. Revolutions aren’t decided by leaders, revolutions are made for the people, by the people. The revolution of the internet didn’t start or continue because Google, Microsoft or Apple decided so, no, the revolution of the internet is an ongoing work, a humanity’s masterpiece where everybody, from every kind, from everywhere, from everything contributes. Companies, leaders and all those who detain power against the masses are here equal to any other individual, and must either contribute or bow down.

The internet doesn’t exist.

The internet aren’t a land, a country, a group or a « broadway of information ». The internet is a concept, a very subjective idea, of connecting together networks around the world. Companies, NGOs and individuals may seem plugging cables and opening links, but in fact every new connection, every new computer and line added to the internet holds a potential that is out of reach of the human imagination. As trivial as melting together optical fibers seems, it’s everytime a major event in the ongoing internet revolution, a major victory for mankind. The very act of attributing IP addresses is almost holy, sacred.

The internet achieved, achieves and will achieve something humanity can be proud of, should it one day tell to the rest of the universe it’s little adventure on a little rock near a small star in a lonely area of an asocial galaxy hidden in a boring supercluster.

As an individual among humans, I feel joy and excitement to use and contribute to the revolution of the internet. The internet didn’t change my life, the internet define my life. The internet increases my knowledge. The internet makes me meet awesome people from everywhere. The internet makes me share my opinions, feelings and works. The internet make me wonder how far and high humanity can go. And I won’t slow it down, that’s for sure. Hurt the internet, and you hurt me. Hurt the internet, and you hurt all of us. Try to take power over the internet, and We destroy you. Leaders, internet’ not yours to take. The internet belong to us, Netizens. The internet are our home. The internet are us.

Netizens: I thank you. Let’s all continue our work for the internet !

19 pensées sur “We, the Netizens”

  1. C’est quoi cette manie, mauvaise habitude voire lubie que de ne pas écrire dans sa propre langue sachant que la grosse majorité des internautes qui te lit et te suit ne comprend pas forcément l’anglais ?

    Sans vouloir apparaître comme un odieux connard dans mes propos, est-ce trop demander que de pouvoir te lire sans devoir passer par un traducteur ?

    Je sais ce que toi et les autres pensent de l’anglais, c’est une langue facile car aucune grammaire. Je suis d’avis qu’elle soit simpliste mais certainement pas simple. Je ne comprends pas l’intérêt de proposer des billets en anglais (considérée comme lingua franca aujourd’hui) et ne pas en fournir la traduction ; c’est selon moi un respect minimal que tu dois avoir envers tes lecteurs.

    Encore une fois, je ne tiens pas à te blâmer toi mais plutôt la tendance actuelle à penser que tout le monde maîtrise l’anglais et est donc capable d’en comprendre les plus subtiles allusions ; après je comprendrais que tu veuilles satisfaire ton lectorat anglophone mais bon je pense qu’ils sont minoritaires et surtout ne sont pas les seuls pour qui ton message s’adresse.

    Un fidèle lecteur, sincèrement

    1. Si je peux me permettre, bien que ton point de vue se défendent complètement, ce texte (qui par ailleurs est superbe) de part son sens et ses destinataire (les Netizens) perdrait de son sens en étant en français…

      1. J’aimerais bien savoir en quoi ça perdrait tout son sens ?

        C’est très simple d’affirmer quelque chose mais pour la démontrer (dans ton cas) c’est évidemment une autre paire de manche…

        Je veux dire quand même, le Français est quasiment à tous notre langue maternelle donc c’est la langue pour laquelle on s’exprime le mieux. Quand je lis ce genre de commentaire je me rend compte qu’on néglige de plus en plus ce qui fait le ciment des francophone à savoir la langue. L’Anglais rentrant de plus en plus dans les chaumières, pour vous le combat est perdu d’avance et j’en suis navré.

        Je conseille à tous ceux sensibles aux questions de langues de lire l’excellent livre de Charles-Xavier Durand « La mise en places des monopoles du savoir »

    2. Il me faut plus de temps pour coucher par écrit en français mon opinion, ou déjà la formaliser. Or, c’est justement parce que je sais mon lectorat majoritairement francophone que je ressens une forte pression dans la rédaction. Sans plaisanter: c’est une pression énorme, et émotionnellement j’ai voulu d’abord publier une version en anglais « plus discrète » (erf, raté) torchée pêle-mêle en 1 heure avant d’attaquer une version en français, éventuellement plus étendue, que je peux compléter sur plusieurs jours.

  2. @richard: Moi ça ne me choque pas. On peut, de temps en temps, vouloir toucher un public plus large (ce qui se comprend pour un tel texte).

    Et qu’on le veuille ou non, en écrivant en anglais cela ouvre le texte à bien plus de monde.

    C’est pour cela que j’ai fait certains de mes logiciels en anglais: Pour en donner l’accès au plus de monde possible.

    Après, on peut faire comme Ploum: Publier à la fois une version en anglais et en français, mais c’est un certain travail, et on ne peut pas toujours retraduire fidèlement dans une langue ce qu’on a exprimé dans une autre. (Quand on écrit en anglais, on pense en anglais, et la traduction française n’est alors pas toujours fidèle à l’idée d’origine.)

  3. Merci pour ce cri du coeur et de l’esprit, ça fait du bien de savoir que l’on est pas seul à avoir cette philosophie.

    1. Il faut parfois un événement marquant dans sa vie et qui aurait été impossible sans les internets pour se rendre compte de l’importance de ce dernier. Comme des pièces d’un puzzle dont j’ai l’impression de voir le (ou un) motif complet.

      Fallait que ça sorte 🙂

  4. Texte intéressant, mais il me rappelle une anecdote.

    Je voyageais en train et je suis tombé sur une amie. On s’est alors mis à discuter. À l’époque, il y avait alors eu une petite histoire qui avait agité le monde libriste, je ne sais plus quoi (p-e un truc de Snowden, p-e un patent-troll, …). On commence à parler de l’actualité, et je me dis que je vais évoquer le sujet, vu que j’avais des choses à dire là-dessus.

    Sauf que mon amie a changé de sujet avant moi: elle a parlé de son engagement auprès d’un groupe de réfugiers qui galèraient et qui allaient sans doute être renvoyé chez eux, alors que la majorité étaient en procédure de régularisation. Ils étaient arrivé légalement, avaient introduit un dossier légal pour demander l’asile (et venaient d’un pays où c’est clairement justifié), mais leur permis de séjour avait périmé avant la fin du traitement du dossier. Cela signifiait que bcp d’entres eux étaient là totalement légitimement, et que si leur dossier avait été bouclé dans les temps, ils auraient pourtant été acceptés (ce qui n’empêchait pas un grand nombre de gens de les considérer comme des fraudeurs, et en particulier sur l’internet de la liberté d’expression où cet apriori est le plus efficacement diffusé (‘faut reconnaitre le bon comme le mauvais)).

    Du coup, je n’ai pas parlé de ce sujet libriste qui me tenait à cœur. Il me paraissait juste minable par rapport à ça. Les enjeux de la révolution internet me tiennent à cœur, et, avant cette conversation, il me semblait étrange de voir que la majorité des gens semblait s’en foutre. Mais en réalité, pendant ce temps-là, je me foutais moi-même aussi tout autant de la révolution à laquelle participait mon amie.

    Ce commentaire n’est pas du tout là pour faire la morale. Et à chacun ses sensibilités: je ne prétends pas non plus que la cause des réfugiers devraient vous toucher autant que moi. C’est juste une anecdote, une réalisation personnelle. Internet est un changement de société, et ses acteurs sont importants (même si j’ai plus d’admiration pour les scientifiques qui ont permis ça que pour les créateurs de mèmes). C’est donc facile de s’y voir acteur de la révolution sous prétexte qu’on fait face à 1 ou 2 obstacles. Mais soyons honnêtes: ces obstacles ne nous couteront que peu de sueur, ne nous empêcheront pas de dormir, et ne couteront relativement pas la vie. Du coup, dans ce contexte, les grands discours me paraissent un peu inappropriés.

    1. C’est dommage, c’est au détour d’un « fait divers » que j’ai pu faire entrevoir mon opinion au sujet des réfugiés et demandeurs d’asile:

      http://root.suumitsu.eu/links/?YakhCA

      Le pouvoir des internet c’est qu’ils réunissent tous les humains, les mettent en contact, leurs font partager leur culture, leurs font s’inspirer des bonnes idées des uns et apprendre des erreurs des autres, dans la possibilité d’une union démocratique mondiale.

      C’est, à mon sens, une arme absolue contre la dictature, la haine, le rejet. Cela touche donc à la racine-même de ce qui produit des persécutés, donc des réfugiés. Mais c’est une action de long terme.

  5. Très beau en effet , je savais ne pas être le seul à penser de cette manière mais le voir écrit de cette manière ça fait m’afficher un grand sourire. Un peut trop évangéliste mais j’aime <3

    En fait la moitié de tes passages, c’est limite j’aurais pu écrire la même chose, vu que j’ai exactement les même pensées.

    Step by step, everyone build the internet .

  6. @j-c

    Tu n’as pas à justifier ton intervention, ta remarque illustre le profond décalage entre les véritables activistes et les activistes en carton.

    Les activistes en carton, ce sont les mecs qui clament la « net-révolution des internets », les mecs qui comparent leur abo à Free ou OVH à la découverte de l’écriture ou à la lutte contre l’apartheid.

    Après, l’activiste en carton, ça ne le gêne pas d’écrire en intro de son blog: « Mon blog est développé avec des technologies modernes, notamment le HTML 5.Si votre navigateur et/ou appareil ne permet pas de traiter correctement les technologies modernes.. tant pis pour vous. »

    Ou c’est de l’humour d’activiste en carton, peut-être.

    Pas d’erreur, j’ai un profond respect pour ceux qui s’engagent dans ce en quoi ils croient, que ce soit avec des tracts ou via TCP/IP, mais ça reste un moyen, ça ne remplace absolument pas une véritable cause, ce dont ce billet de pure infatuation est totalement dénué

  7. Moi j’aime les gens qui comparent les luttes 🙂

    Donc tant qu’il y aura la faim dans le Monde, on se tait sur ce qui aurait moins d’importance ? Liberté d’expression, etc. ?

    Pour tous ceux qui font ce genre de remarque idiote, deux questions :

    – plutôt que de venir insulter celui qui se révolte à son échelle, ça vous dirait pas d’aller éradiquer la faim dans le Monde ?

    – le texte que vous tapez sur un ordinateur dont la majorité des composants sont assemblés par des ouvriers parfois mineurs dans des conditions d’esclavage, ça ne vous dérange pas trop ?

    Chacun sa lutte…

    Moi, la faim dans le Monde, j’en reprends entre deux tranches de foie gras !

    Et je vais voter 🙂

  8. « Gargantuan » tu es sûr que ça existe ? C’est un personnage propre à la littérature française… Je ne pense pas que les anglophones connaissent.

  9. @ Mitsu:

    D’accord sur le potentiel de l’outil « internet ». Mais je pense que la majorité du mérite revient à l’outil lui-même: c’est surtout l’existence d’internet qui crée la révolution internet, l’effort des participants est lui bcp moins élevé. Et relativement à ce qu’on voit ailleurs, le degré d’autocongratulation parait un peu fantasmé.

    @ lincruste:

    J’irais pas forcément jusque là. Je suis d’accord avec Mitsu sur l’importance d’internet. Et je pense aussi qu’il faut des gens vigilants pour éviter qu’on neutralise les effets bénéfiques.

    Il n’y a pas que 2 possibilités: « la communauté des acteurs d’internet est héroïque » ou « internet est négligeable ».

    @ Giles:

    Il ne s’agit en rien d’opposer les combats. Si tu lis mon commentaire, tu comprends que le combat libriste me tient à cœur et que je ne l’ai pas abandonné sous prétexte qu’il y a des choses plus graves (ce serait stupide).

    Par contre, j’ai l’impression qu’il y a un petit fantasme de faire partie d’une « communauté révolutionnaire », impression que j’ai eue lorsque mon amie m’a remis en contact avec la réalité.

  10. Joli article, il me fait penser à John Perry Barlow et sa déclaration d’indépendance du cyberespace.

    Cependant, ça me fais tiquer de lire « Internets » au pluriel dans un texte qui se veut un minimum sérieux. L’erreur de G. W. Bush a été tellement reprise par « dérision » que certains en oublie le côté moqueur.

Les commentaires sont fermés.