Regard critique sur l’humanité

Les récents travaux archéologiques ont apporté de nouveaux éléments sur l’évolution de ce qu’on appelle « l’Homme moderne ». À partir de là, petite réflexion.

Parmi les découvertes les plus importantes, il y a le séquençage partiel du génome de notre lointain cousin,  homo neanderthalensis, qui laisse apparaître des chaînes communes avec celui de l’homo sapiens. Il faut souligner qu’il s’agit bien de deux espèces différentes, homo neanderthalensis étant en Europe avant l’apparition de homo sapiens en Afrique (et la migration de ce dernier).

Le génome en commun entre homo neanderthalensis et homo sapiens apparaît sur la population européenne de ce dernier. À partir de là, on peut se poser la question: l’homo sapiens a t-il copulé et a t-il ensuite détruit l’homo neanderthalensis (guerres, …), ou ce dernier a t-il tout simplement « fusionné » au fil des générations ? Considérez la variété physique de l’homo sapiens, la couleur de cheveux par exemple: d’un point de vue évolutif, la faible concentration de mélanine procurant aux cheveux la couleur blonde ou rousse serait inadaptée au fort ensoleillement africain. Quand à une adaptation évolutive de sapiens à son arrivée en Europe: 30 000 ans semblent trop courts (et les gênes des cheveux blonds et roux sont récessifs). Or, neanderthalensis descend aussi de homo erectus, mais de la population présente en Europe déjà il y a 2 millions d’années. Plus de temps qu’il n’en faut pour développer une adaptation.

S’il y a une chose qui est indéniable, c’est qu’aucune espèce de la lignée homo n’a autant voyagé que l’a fait sapiens. Vous saisissez ? Sapiens est intrinsèquement nomade.

Mais à partir du moment où sapiens a commencé à faire de l’agriculture un peu partout, vers 10 000 avant l’ère présente, il s’est sédentarisé. À partir de là, il est possible qu’une vision négative du nomade se soit développée: « il se déplace sans arrêt, il ne cultive rien, c’est suspect, peut-être qu’il vole les champs sur son passage, j’ai intérêt à le virer de mon domaine ». Des milliers d’années plus tard, on a pas beaucoup avancé à ce sujet. Chacun dans son domaine, et les autres peuvent crever.

Et pour illustrer cela, des phrases que j’aurais peut-être préféré ne pas entendre aujourd’hui de la part d’un homo sapiens descendant de peuplades nomades venues d’Afrique squatter chez homo neanderthalensis en Europe:

« Je m’en fous des syriens, afghans, arabes et autres, ils ont qu’à s’entre-tuer. Ça fera moins d’immigrants en France. On en veut pas de cette sale race. »

*soupir*