Faire joujou avec ICE et PIPCU

Coucou les loulous 🙂

Vous êtes webmestre, vous aimez blaguer avec vos visiteurs pendant quelques minutes ? Voilà un article pour vous 🙂

Pointer ses DNS vers les IP

Sans doute la méthode la plus simple. Choisissez votre parfum:

  • 74.81.170.110  →  toute saisie générique de l’ICE (par défaut c’est copyright, mais cette IP retourne un message adapté selon domaine pour de la contrefaçon, des jeux de paris en ligne, du blanchiment d’argent…)
  • 83.138.166.114  →  page de PIPCU (Police Intellectual Property Crime Unit), c’est un truc anglais
  • 108.61.54.157   →  saisie pour diffusion de contenus pédopornographiques de l’ICE

Je vous conseille fortement de placer votre domaine chez CloudFlare ou autre service de CDN / protection:  c’est mieux s’il fait l’intermédiaire entre vos visiteurs et ces IP 😉

Comment j’ai trouvé ça ? Celui de PIPCU c’était passé sur TorrentFreak il y a pas longtemps, tandis que le reste: un googlage:

 intitle:"This domain name has been seized by ICE"

Hé oui, c’est ce qui arrive quand on saisit des domaines à la chaîne avec le même modèle de message 😉

Héberger les pages

Vous pouvez tout à fait « wget –mirror » un domaine saisi pour ensuite héberger sur votre serveur web la page en question, en prenant soin de configurer votre Apache/Lighttpd/Nginx/Cherokee pour qu’il réponde toujours ça, selon regexp 🙂

Quelques exemples sur mon wiki

La requête Google montrée ci-dessus vous aidera à découvrir d’autres pages de saisies ICE. Allez bien dans les pages profondes du Google, en préférant les WOT rouges 🙂  Attrapez les tous !

Ouais ok c’est marrant, mais…

J’avoue qu’on joue ici avec quelque chose de bien triste, voire horrible: la saisie de noms de domaines à la discrétion des autorités. Ces saisies font le plus souvent fi d’une quelconque décision de justice et souvent ce n’est même pas Interpol qui agit, mais les agences fédérales américaines (par exemple si le bureau d’enregistrement ou les serveurs DNS se situent sur le territoire des USA). La saisie ICE la plus célèbre étant bien sûr Megaupload, avec le possible retour de flamme dans la gueule du FBI et des autorités néo-zélandaises.

Ces saisies autoritaires justifient l’utilisation de darknets ou de réseaux décentralisés, le problème ne s’en retrouve que déplacé. En attendant, cette mécanique bien rodée pourrait être étendue aux sites d’opposition, aux blogs, aux logiciels libres éventuellement. Méfiance !