J’ai perdu confiance

Ma curiosité est mon plus gros défaut. Ma soif de savoirs est ma malédiction. Ma recherche de moyens à rendre le monde meilleur m’expose ses faiblesses et me révèlent les catastrophes à venir, tel un trailer de mauvais film d’horreur au goût de navet. Nous vivons dans un mélange, dans une soupe qui tantôt vous amènent à l’optimisme, tantôt à une sévère misanthropie. Je ressens à la fois de la fierté et de la honte dans mes actions, un double sentiment de vanité et d’auto-flagellation productive. Je tiens à vous assurer que je ne suis pas sous les effets d’une drogue, si ce n’est ceux du tourment intellectuel mêlés aux plaisirs artificiels du chocolat.

Nous vivons avec nos valeurs. Chacun·e d’entre nous a sa propre morale, sa propre éthique, ses propres opinions, ses propres combats prioritaires. Moi et nombre de mes lecteurs habituels attachent par exemple une grande importance au partage de la culture et au respect de la vie privée, ce qui fait que nous pouvons nous rallier pour dénoncer les effets de dispositifs législatifs tels que la Hadopi ou la LOPPSI. Nous étions ignorés, voire raillés, traités de conspirationnistes paranoïaques. Pourquoi de tels sujets n’ont pas fait plus réagir ? Parce que leur futilité était avérée et connue ? Parce qu’il y avait « des sujets plus importants »© ? Parce que nos détracteurs avaient un intérêt direct au status quo ?

Nous avions raison à souligner l’inutilité de la Hadopi, cette « pauvre » petite haute autorité administrative qui a même réussi à se mettre à dos les mafias de l’industrie culturelle qui ont été à son origine. Pourtant, l’heure du bilan n’a toujours pas sonné.

Nous avions raison à signaler que le blocage de sites par injection administrative aux FAI ne se limiterait pas à la pédopornographie: c’est désormais un dispositif applicable au terrorisme et aux jeux d’argent, avec quelques signes que ça allait s’étendre à des sujets tels que le sexisme, le racisme et l’homophobie. Nous avons beau affirmer haut et fort que s’opposer au blocage administratif ne signifie absolument pas que nous cautionnons les contenus visés, le « vous défendez les pédophiles / vous êtes avec les terroristes » est leur argument capital pour passer les lois en force. Le ver est si profondément dans la pomme démocratique que le blocage des sites « terroristes » ne se verra pas même constitutionnellement vérifié par le Conseil Constitutionnel, à croire que le faux droit constitutionnel à la sécurité balaye tous les autres droits.

J’en viens à affirmer ici-même que Mitsu est un algorithme capable de pseudo-conscience tel un Marlowe survitaminé, juste pour éviter la peine à une hypothétique Police de la Pensée de rechercher une personne demain, dans 10 ans ou dans 100 ans, pour des propos et des pensées tenus en 2014 et avant. Sur l’internet rien ne s’oublie, et cela est à la fois le plus grand allié du peuple et son plus grand ennemi.

Je n’ai plus confiance en la communication

La communication, historiquement, a toujours accompagné le développement économique et intellectuel de la population. L’internet ne fait pas exception à cette règle, et tous les jours je suis en admiration devant les acquis de l’internet, et du potentiel qui se révèle à moi petit à petit. Mais comme dans toute révolution, il y a les révolutionnaires, et les conservateurs. Dans la communication, je relève que certains exploitent la révolution à des fins lucratives (Google, Facebook,..), et d’autres à des fins sécuritaires (NSA,…). Or si la NSA est capable de tout collecter, partout, tout le temps, sans forcément avoir un but dans cette collecte, c’est bien parce que les acteurs du but lucratif sont devenus des géants incontournables, sur lesquels la NSA peut mettre ses crocs.

Peut-on seulement fuir ces géants, peut-on s’exclure de la collecte massive de la NSA ? La réponse est non: on ne peut que réduire, décentraliser, diluer. Par exemple, DuckDuckGo et StartPage/Ixquick se servent respectivement des moteurs de Bing (Microsoft) et Google, tous deux bien « NSAisés ». Surfer sur le web sans la MOINDRE dépendance avec Google relève du parcours du combattant. J’ai perdu confiance. Je me sais sous enregistrement, je me sais sous surveillance, je me sais oiseau dans une cage dorée.

Je pourrais utiliser exclusivement Freenet, pourtant je continue à utiliser le web et -folie suprême- je m’exprime sur ce blog.

Je n’ai plus confiance en la république et ses élus

Je n’ai de mots assez durs envers la république et ses représentants. Je vomis littéralement sur l’argument du « moins pire système politique », car il excuse les dérives de ce système romain. Peu importe sa « couleur politique », peu importe ses idées, le président de la république française est un monarque suprême aux pouvoirs colossaux, inaugurés par un militaire suite à un coup d’état, et perverti par ses successeurs -tous masculins. Quelle folie touche les français, à chaque fois que 10% d’entre eux font arriver au pouvoir un énergumène spécialiste de la vocalise et expert en rien ? Quelle mouche pique les français pour qu’ils en viennent à idolâtrer un présidieu, actuel ou passé ? Par les effets de quelle drogue les français considèrent t-ils normal de confier le pouvoir législatif à des copains aristocrates, ploutocrates et gérontocrates du présidieu ? Par quelle Télétubbinerie est-il correct d’insérer des textes dans la loi alors qu’elles sont votées par une dizaine de députés, quand l’Assemblée en compte 577 ?

Je pourrais participer à l’instauration d’un régime démocratique par sélection aléatoire, pourtant je continue à me cantonner à l’abstention.

Je n’ai plus confiance en l’économie

Keynes, tes théories sur la macro-économie ont été triturées, dérivées, manipulées et torsadées dans tous les sens jusqu’à l’absurde. Il est urgent de trouver un nouveau système économique, défavorisant l’accumulation de la richesse, tout en favorisant la préservation des ressources disponibles. Pour que le « profit pour le profit » ne signifie pas la ruine complète de l’humanité et de la vie sur Terre. Pour que les humains n’aient plus de travail, car cela est mon souhait. Je vous enfoncerais vos « ressources humaines » dans vos narines de Picsou, tiens. Je ne veux plus travailler pour travailler. Je ne veux plus travailler pour vivre. Je ne veux plus faire travailler pour vivre. Je veux juste vivre. Laissons le travail aux machines. Donnons tout le travail aux machines. Et vivons nos vies, comme tous les autres êtres vivants.

Je pourrais travailler sur les algorithmes robotiques qui prendront en charge tout le labeur humain et qui réguleront les humains, pourtant je n’ose affronter le regard des humains qui qualifieront mes travaux de « pur terrorisme à la Matrix »

Je n’ai plus confiance en les monnaies étatiques

..et c’est là peut-être mon opinion la plus simple dans sa conception et la plus redoutable dans ses effets. Qui dit échange économique dit échange de valeurs, de devises, de monnaies. C’est quelque chose que je pratiquais déjà très tôt, à une autre échelle: j’échangeais un Phanpy contre un Mimigal. Ce système de troc de Pokémon, institutionnalisé par Nintendo et son appareil maléfique (le câble Link, un truc tout con qui coûtait la peau du cul car propriétaire), initiait déjà nombre d’entre nous aux valeurs relatives des biens. Un Pokémon gagnait par exemple en « valeur » en fonction de sa rareté à l’état sauvage, de sa difficulté de capture, de son niveau natif et obtenu, de ses capacités, de son objet tenu, de son apparence rare (shiney) voire sa maladie (PokéRus). Fallait voir les négociations que ça donnait, on aurait dit Gazprom et le contrat de gaz pour l’Ukraine.

J’ai connu le passage à l’Euro, et bien que cette monnaie unique a grandement favorisé les échanges avec nos voisins européens et ailleurs dans le monde, j’entendais souvent que « tout devient plus cher depuis le passage à l’Euro ». Je faisais mes calculs et effectivement, avec le taux de 1 € = 6,56 Francs, les prix ont sensiblement augmenté. Encore maintenant j’entends des gens faire des conversions avec ce taux et conclure que « oh la la 120 Francs, vous vous rendez compte ! ». J’en conclus que de nombreux gens ne sont pas habitués au concept d’inflation, vous savez, ce truc qui fait que vous consommez plutôt qu’épargnez, et que les allemands ont raison de garder à un niveau limité. Car je vous assure qu’avec le Franc, le prix actuel d’une baguette de pain irait chercher dans les ~150 Francs. Vous pensez que j’abuse ? Je vous assure qu’on aurait déjà connu une hyperinflation en France, avec une potentielle ruine de toute l’économie. L’Euro a retardé cette échéance parce que les allemands ont la tête sur les épaules et qu’ils savent que trop bien ce qu’il en coûte de laisser une hyperinflation galopante tout balayer sur son passage jusqu’au point où être multi-milliardaire signifiait toucher le salaire moyen.

L’Etat a le contrôle sur la monnaie étatique à plusieurs niveaux, il peut ainsi « injecter » de la monnaie dans l’économie (concrètement ça signifie faire apparaître comme par magie des Euros disponibles à taux bas que les banques peuvent emprunter pas cher pour les re-prêter à des tiers) et il se finance sur l’impôt et les taxes, perçus dans cette même monnaie. Voilà le plan de Keynes avec « l’Etat-providence », financer l’économie grâce à l’investissement et la consommation. Or, quand on ne peut plus investir faute de croissance (et donc faute de taux d’intérêt intéressants), les salaires ne progressent pas, la population s’appauvrit et la consommation baisse, ce qui réduit les taxes et limite l’impôt, qui à son tour vient grever les finances publiques qui pourront moins investir etc etc etc. C’est une catastrophe en devenir en France, parce qu’il n’y a jamais eu autant de chômeurs (→ consommation en baisse), que la croissance est nulle (→pas de fonds à réinvestir), que cela force à emprunter à taux hauts (→augmentation de la dette publique), et que c’est une vraie poudrière. Qu’on se le dise: la dette publique de 120% du PIB des États-Unis d’Amérique ou celle de 260% du Japon n’empêchent absolument pas ces deux pays de fonctionner à peu près bien économiquement: tant qu’il y a de la musique, tout le monde danse.

Mais quand la musique s’arrêtera ? Ça se passera comme à Chypre en 2013: confiscation des dépôts bancaires des entreprises et particuliers. Pas les plus riches, déjà domiciliés sous les horizons suisses ou bahamiens. Cet événement a été l’électrochoc pour moi: Timo a parfaitement raison de strictement limiter son utilisation de comptes en banque. Car d’une perte de confiance en les monnaies étatiques découle une perte de confiance au système bancaire. Ma banque ne verra dans ses livres que les Euros que je dépenserai à court terme, toute mon épargne sera en Bitcoin ou autre chiffromonnaie, ou en métaux précieux (bijoux). Car j’ai confiance dans la précision mathématique des chiffromonnaies et la rareté des métaux précieux.

Je pourrais couper tous les ponts avec l’Euro dès maintenant, pourtant j’ai encore une MasterCard rattachée à un compte bancaire d’une banque qui fait 75% de son chiffre d’affaires au Luxembourg (officiellement).

Je n’ai plus confiance en moi-même

Sans arrêt, je fais des actions contraires à mon éthique.

  • je travaille et je consomme: je participe au modèle économique que je dénonce
  • je règle des achats sur Amazon avec une CB: je danse encore sur la musique de la finance en enrichissant un excellent optimiseur fiscal broyeur de ressource humaine
  • je veux réduire ma consommation de viande: je bouffe encore de la charcuterie voire me fais un lunch au McDo
  • je veux préserver ma vie privée: je communique sur le web sans TOR ni VPN
  • je dénonce la barbarie en Syrie et Irak: je ne vais pas plaider la cause de la population civile à l’ONU
  • je hais les politiciens au pouvoir: je ne peux m’empêcher de lire leurs frasques dans la presse
  • je plaide pour une réforme du droit d’auteur: je consomme encore de la culture qui n’est pas sous licence ouverte/libre
  • je souhaite la fin de l’énergie nucléaire à fission: je la préfère aux émanations de centrales au charbon
  • je dénonce la sur-sécurisation et vigipirate: je souhaite une présence policière renforcée dans certaines zones
  • je veux réduire le développement de broyeuses de ressource humaine en Chine/Vietnam/Thailande/Bangladesh: j’achète des vêtements les moins chers
  • je veux réduire l’exploitation des vaches en abandonnant le beurre: l’accélère la destruction de forêts au profit de palmiers à huile en adoptant la margarine
  • etc …

Tout cela me pèse dernièrement. Tout cela me fait douter. Tout cela me ronge. Et je n’ai comme consolation que les catastrophes à venir m’impacteront bien moins que la majorité de mes congénères. Misanthrope, vous dis-je…

Mitsu, 19 novembre 2014

CC BY-SA 4.0 Cette œuvre est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Partage à l'identique 4.0.

30 pensées sur “J’ai perdu confiance”

  1. Pour la sûreté des chiffromonnaies j’espère que tu as raison x) Et qu’un mathématicien barbu ne va pas tout casser (dans un temps puis améliorer ^^), et pour les métaux il faut pas que quelqu’un trouve l’idée de les faire rappliquer depuis une comète/lune/planète (/etoile/GALAX-FUCKING-IE)

    /setmode gourou on

    Ne perds pas la confiance en toi !

    Tu n’as pas besoin d’avoir confiance en l’économie ou la société ou ce genre de super-système, mais bon sang aie confiance en toi ^^

    Je ne te connais pas, mais je lis ton blog très régulièrement, cependant je peux au moins te dire que ce n’est pas parce que tu fais des choses qui ne te plaisent pas après coup que ça détermine qui tu es.

    Moi quand je voyais des gens dans le train qui faisaient la manche je donnais rarement, en me disant que je devrais leur donner. Et bien depuis un mois je donne systématiquement, peu (30 à 50c) mais systématiquement, parce que je me suis rendu compte d’à quel point cet argent vaut plus dans leur main que dans la mienne. Mais surtout parce que j’ai décidé.

    Si tu décides que tu veux donner ton argent uniquement à des artistes du libre, fais le. Mais essaye peut-être de ne pas laisser pas ce choix te faire douter de toi ^^

    Un océan entier ne peut pas faire sombrer un bateau sans entrer dedans, comme le malheur du monde entier ne peut pas faire sombrer un homme/être conscient sans entrer dedans. (merci 9gag 😀 )

    Alors essaye de regarder ce monde avec tristesse et compassion mais sans désespoir. Parce que tant qu’il restera un peu de joie, cela vaudra le coup de lutter pour l’amour et la paix ^^

    /setmode hippie on

    Malgré les guerres, malgré la famine, l’amour a continué !

    Le reste n’importe pas ! Je suis sûr que tu mérites ta propre confiance et ta propre amitié malgré tes bêtises ^^ Moi j’en fais tellement x)

    /setmode hippie off

    De toutes manières je pense que tu seras plus efficace dans l’aide de ton prochain si tu arrêtes d’être rongé, parce que tu sentiras mieux l’amour pour lui et donc tu pourras l’aider mieux et en étant en paix.

    /setmode gourou off

  2. Tu n’es pas tout seul, je me reconnais à moitié dans ce que tu raconte. Ton analyse economique est totalement vrai, et pas besoin d’être economiste pour s’en rendre compte. Malheureusement les gens ne savent pas et ne veulent pas savoir: c’est pour cela qu’ils votent (ou ne votent pas).

    Moi je l’ai décidé parce que j’en vois pas l’interêt : je veut voter, et pas elire quelqu’un qui aura un pouvoir sur moi. Le vote c’est donner sa decision, et pas autoriser la vaseline. La représentativité, la republique n’est pas la democratie.

    Et aussi comme toi le consumerisme me pese: je possède des equipements (dont un smartphone tout neuf) mais je sais très bien qu’il y a de très grandes chances qu’ils soient composés de minerais de sang(minerais venant d’afriques nécéssaire à l’electronique, gérés par des criminels et en commerce avec tout les gros fournisseurs en electroniques). Même en achetant que le nécéssaire on se rend compte combien on dépend de la société de consommation.

  3. Merci pour ces mots Mitsu. Ils résonnent.

    Et ne t’effondre pas, ne doute surtout pas. Ce « combat », tu ne le mènes pas seul face à toi-même: il y a un paquet de gens qui, doucement, comprennent certaines choses. Et la seule chose qu’on peut faire, c’est de continuer à leur montrer qu’on peut vivre heureux en faisant d’autres choix de vie.

  4. L’article lu en diagonale, je me suis intéressé surtout à la dernière partie. Ta réaction est normale et voulue par ceux qui nous contrôlent: nous faire culpabiliser. Il n’y a aucune honte à utiliser le système pour s’en émanciper, c’est même normal. Suicidaire serait celui qui voudrait couper d’un coup tous les ponts avec la société qui l’a enfanté.

    Il faut y aller petit à petit; d’abord, voir les dépendances qui nous relient au système que nous dénonçons, trouver les moyens qui permettent de couper chaque câble, l’un après l’autre, qui désamorcera la bombe puis enfin, prendre la pince à couper et appliquer ces moyens. Et surtout, pour tenir sur la durée, garder espoir.

    Ne lâche pas l’affaire maintenant Mitsu, t’es un bon gars et tu mérites de te libérer toi aussi de tes chaines, comme nous tous. Ne fais pas comme la plupart de nos aïeux qui ont fini par se résigner et attendent la retraite pour couler des jours plus ou moins paisibles. Résiste. Toujours.

  5. Le paragraphe concernant la monnaie m’a interpellé. Cela veut dire que tu n’as plus d’épargnes etc ? Et qu’en est-il de Timo, que tu cites ?

    N’est-ce pas un peu risqué de faire confiance dans ces monnaies alternatives tant leur valeur (par rapport à l’euro) fluctue ?

    1. Si, j’ai une épargne, mais pas bancaire 🙂 Je me laisse genre ~2 mois de dépenses courantes sur le compte en banque. Mon épargne en Bitcoin « dort » actuellement, et j’ai de bonnes raisons de croire que dans les prochains mois ça sera amplement récompensé.

  6. Je pense que tu as parfaitement évoqué la situation dans laquelle nous nous trouvons tous et qui nous fait sans doute tous souffrir… je n’aurais pas écrit ce billet autrement que tu viens de le faire et en particulier pour sa conclusion.

    Merci de l’avoir fait, pour toi ET pour nous.

    Courage Mitsu, les choses peuvent évoluer dans le bon sens et des occasions d’agir peuvent se présenter…

  7. Je suis le genre de fantôme du web qui lis pas mal de blog, mais qui laisse très rarement de traces de son passage ( commentaires).

    Je voulais te dire que je partage en très grande partie tout ces propos que tu viens d’écrire. Et que je comprends tes problèmes éthiques entre faire ce qu’on dis, et la réalité de nos actes…

    Dernièrement je suis allé voir Interstellar au cinéma. Sans parler du fait que le film ma plu pour bien des raisons mais je ne spoilerai pas :).

    En sortant de la salle j’ai eu un peu le genre de réflexion que tu viens d’avoir dans le sens quel monde je vais laisser a mon enfant ( je suis jeune papa). Et malgré tous mes efforts: manger bio, acheter chez les petits producteurs, trier mes déchets, limiter mes différentes consommations énergétiques pour comme dis ma femme, « économiser la planète ».

    J’essaye tant bien que mal d’informer mon entourage, de prévenir, de convaincre. Toujours dans ce but « économiser la planète »…

    Mais plus j’y réfléchis, plus je me dis que tout ces efforts n’auront que très peu d’incidences sur l’avenir.

    Mais que faire ? Les directions prises par nos gouvernement, mais également par une majorité de gens, nous emmènent droit dans le mur. Je ne vois pas de solution viable avec tout le passif actuel de l’histoire humaine, les bases sont pourris et il n’est pas vraiment envisageable de « format planète: » pour faire une réinstallation propre…

    Bref je ne vois qu’une grosse impasse.

    Malgré tout ça, je ne peux me résigner a baisser les bras, et tant pis même si mes « actions », aussi insignifiantes qu’elles soient, n’aboutissent pas, au moins j’aurai essayé… J’espère que l’avenir sera moins moche que ce qu’il n’y parait, mais c’est vraiment pas gagné…

    En tout cas merci pour ton témoignage, j’aime ce genre de «coïncidence » ou tu pense à une chose, et au hasard, d’une discussion, d’une page web, une émission radio, tu t’aperçois que quelque part sur la planète quelqu’un ce pose plus moins le même genre de questions 🙂

  8. Salut Mitsu,

    Je lis ton blog depuis un moment et je suis souvent d’accord avec tes réflexions. Mais si tu perds confiance, regarde les quelques commentaires postés ici en quelques heures. Ce sont des gens qui ont compris ton message et qui ressentent en partie au moins les même choses. Nous sommes nombreux et c’est de là que peut venir l’espoir d’avancer un jour vers une réalité différente.

    Ne perds pas espoir, la vie est belle, malgré ses travers. 😉

    Ps: Article partagé ( http://links.simonlefort.be/?gfh6PQ ) ! 😉

  9. Sois le bienvenu dans le monde des humains Mitsu’ ; être humain, c’est simplement être la somme de toutes ses contradictions…

    …c’est pas facile tous les jours, mais c’est notre lot à tous !

    En prendre conscience, c’est bien…

    L’accepter, c’est mieux (mais c’est faire entrer sa conscience dans le premier cercle de l’enfer)…

    L’assumer, c’est pire (…mais bon, on va pas philosopher des plombes).

    En fait, y a t’il une solution ?

    Courage camarade, il parait que « tout » se termine bien à la fin ! 😉

  10. Il me semble qu’on est tous d’accord avec ton article, mais la vraie conclusion ne se résume elle pas en une question : Doit on fuir cette société (économique, politique,…) ou tenter de changer les choses en s’y investissant ?

    Perso, je pense qu’on peut essayer à notre échelle, localement, de changer quelques trucs. Sans toutefois se voiler la face : le système est pourri, il pourrait être pire, il pourrait être mieux. Mais quand on a un toit sur la tête, de la bouffe dans le frigo et une connexion internet, c’est plus facile de trouver le temps de gueuler sur le système.

  11. Bah, les contradictions, on en a tous, moi le premier.

    Ce qui est rassurant (ou ce qui n’est pas rassurant…) c’est que malgré tout, quand on fait le bilan, on fait tout de même beaucoup plus d’efforts que la moyenne de la population.

    Et les petits ruisseaux font les grandes rivières.

  12. Ma curiosité est mon plus gros défaut.

    Je voulais commencer par te répondre avec un truc du genre « Et donc tu préfèrerais être « … et là j’ai pas trouvé l’antonyme de « curieux »… et cela pour une bonne et simple raison : il n’existe pas ! (Y compris le mystérieux et hideux « incurieux » qui semble plutôt être un synonyme d’insoucieux…). (Et non, « idiot » n’est pas « L »‘antonyme de curieux, mais seulement un antonyme faible parmi d’autres… :p )

    Enfin bref, comme tu l’as si bien mis en exergue par la suite, si « [t]a curiosité est [t]on plus gros défaut », elle est aussi ta plus belle qualité.

    J’ai pas des masses approfondi le sujet, mais j’ai comme une intuition que la curiosité est « Le » caractère qui nous fait transcender notre nature animale : être capable d’imaginer qu’une cause « cachée » (=non immédiatement perceptible) ait des répercussions sur notre présent, voire notre futur, se demander quel est cette cause, c’est-à-dire poser la question « pourquoi ? » (Pour info, même les chimpanzés en semblent incapables : ils se limitent à la recherche de causes immédiates alors qu’un Homo sapiens de 5 ans commence à chercher au-delà dès qu’un truc un peu trop chelou se produit). Aller au-delà du tangible. Remonter la chaine de causalité et y trouver Dieu ou le Chaos, selon son obédience.

    [Amha tous nos autres traits ne sont que des changements quantitatifs par rapport aux autres animaux (y compris l’art qui est la croisée du symbolisme et de l’esthétique poussé assez loin ; qui a dit « trop » ?)]

    Alors peut-être que cette absence d’antonyme pour « curieux » reflète le fait qu’un être non-curieux ne serait pas humain ? (Qui a dit « idiot » ?)

    Ma soif de savoirs est ma malédiction.

    Alors certes être curieux (et donc humain 🙂 ) n’est pas indolore et ça fait des siècles que les penseurs tergiversent sur le sujet.

    Mais ce thème de la malédiction de la quête de savoir, ça fait très grec (boite de Pandore, toussa) et donc très chrétien (christianisme = judaïsme + hellénisme; pomme, serpent, pêché capital, toussa). (Parfois on a des idées « inceptionnées » par des idéologies ambiantes et dont l’origine est du coup pas évidente à déchiffrer totalement ; connaitre leur origine peut aider à la réflexion.)

    Ça fait mal de savoir, prédire la catastrophe et voir ses semblables se fracasser continuellement le crâne contre le même mur mais s’il y a un moyen d’un jour parvenir à trouver une autre voie, c’est bien par le biais de ces « clair-voyants » qu’il sera mis en œuvre àmha. C’est pas ceux qui continuent de foncer droit dans le mur qui trouveront une solution, si ?

    C’est en tous cas la conclusion à laquelle j’ai toujours abouti y compris dans les pires moments de doute et de désespoir : ça fait mal mais c’est ce qui me définit (intérieurement) bien plus tout le reste (bien plus que toutes mes biens physiques, mes valeurs ou mes contradictions). Continuer à chercher à comprendre. Même si ça ne fait que soulever plus de questions. Même si ça n’améliore pas le monde dans l’immédiat (car avant d’agir, ou faut choisir dans quelle voie, non ?).

    @JEEK, une incitation à lire Dante ? (cercle de l’enfer, toussa)

    @Pierre, effectivement, autant j’avais moyen aimé la prise de position un peu trop partiale et la diabolisation de Marie-Monique Robin sur sa trilogie de docus sur la production alimentaire, autant cette fois-ci elle a fait mouche avec « Sacrée croissance » : jusque là j’opposais bêtement décroissance et progrès. En cassant ce lien fallacieux croissance = progrès elle m’a vraiment convaincu. @Mitsu, un docu à voir si pas déjà fait !

    Y’a aussi la série sur le capitalisme (en 6 épisodes, passée récemment sur Arte) qui démonte morceaux par morceaux l’immonde construction que l’on nomme communément « capitalisme » et qui est aussi pervertie par rapport à ses origines qu’ont pu l’être les implémentations du communisme par rapport aux idées de Karl.

    Ah, et puis, @Mitsu, prends des vitamines et plus de chocolat pour affronter la déclinaison lumineuse de novembre, y parait qu’on est moins intelligent quand on déprime. (Et en plus on est moins heureux, raison de plus pour ne pas déprimer trop longtemps !)

  13. je continue à me cantonner à l’abstention

    Et pourquoi ne pas voter blanc ?

    S’abstenir c’est indiquer qu’on ne s’intéresse pas au système politique, on n’est plus citoyen car on n’exprime rien.

    Voter blanc c’est indiquer qu’on se préoccupe de la politique, c’est un choix actif.

    1. Voter blanc signifie « j’ai pas de candidat préféré », alors que s’abstenir tout en étant une activité politique signifie « je remets en question ce mode de suffrage ».

      Pour marquer la différence avec l’abstention par désintérêt politique, je pourrais faire des votes nuls: bulletins sur lesquels j’indique souhaiter une stochocratie démocratique.

  14. J’ irais à l’ opposé, pourrir le tout le plus vite possible…

    sans un choc brutal, les humains ne voient rien venir… un choc brutale et violent pour mieux rebâtir notre monde. Sans cela nous courons tous à notre perte…

  15. Bonjour!

    Avec des amis, nous avons vécus une période similaire à pousser une réflexion sur « on va dans le mur et personne ne freine ».

    alors oui c’est vrai le mur va faire mal, mais ça on le sait non?

    du coup vu qu’on peut en être conscient on peut s’y préparer. Non pas au survivalisme mais au communautarisme.

    Un exemple simple :

    panne de courant de secteur, que font les gens?

    ils sortent, se parlent.

    un autre :

    train supprimé / annulé / retardé, que font les gens?

    ils parlent

    et pourquoi?

    le stress.

    Une des réponses primaires de l’homme permet d’accélérer le rythme cardiaque et nous rend social [0]

    il est souvent judicieux de ne pas lutter contre quelque chose mais pour quelque chose.

    Aujourd’hui le moteur de ce train kivadanlmur© est un moteur basé sur la peur, alimenté par les médias et la crainte populaire.

    Alors que faire à notre échelle?

    changer notre carburant, remplacer crainte et appréhension par des valeurs plus positives : communauté, espoir, amour.

    on ne travaille plus de peur de ne plus pouvoir manger mais par amour de son travail ou de sa famille.

    on ne baisse pas les yeux dans la rue par peur des autres mais on les salut, par communautarisme.

    pour changer les dns qui font [ ==peur.org == ipalacon] par [ ==cea.org==ipdegensbiens ] il faut propager la mise à jour pour flusher les caches.

    et internet est bon pour ça [1][2][3]

    d’ailleurs, pourquoi la peur est un « bon » carburent? parce que c’est une défense primaire, qui inhibe les idées et endors les

    éthiques, pratique non ?

    au sujet de la démocratie j’ai confiance dans l’homme et ses idées [4][5] a mon avis un parti crowfounder avec un democracyos installé dessus ferais du bruit.

    Pour finir se pavé, il faut croire en l’homme, en la communauté, dans les idées. La Terre elle s’en fout de nous, à son échelle elle en a vu des pires.

    [0] conf sur le stress, un outil pas une maladie http://www.ted.com/talks/kelly_mcgonigal_how_to_make_stress_your_friend

    [1] https://reddit.com/r/goodnews on a toujours besoin de ça 🙂

    [2] http://www.goodnewsnetwork.org/ dans le même genre

    [3] http://www.happynews.com/ ou http://www.huffingtonpost.com/good-news/ ou http://www.dailygood.org/

    [4] http://democracyos.org/ le site officiel

    [5] http://www.ted.com/talks/pia_mancini_how_to_upgrade_democracy_for_the_internet_era la conf qui en parle

    Le monde est bien fait, nous aussi.

  16. Salut les humains !

    Merci mitsuu, merci à vous.

    C’est une conscience pesante collective que nous nous efforcons de partager, malgré-tout… Ça prouve qu’on a la force d’agir sur nous même, ensemble !

    Les changement qui se préparent et que nous vivons ne sont qu’une certaine somme de l’évolution humaine, et va nous positionner d’avantage dans nôtre rôle protecteur envers nôtre Terre mère !

    Je suis d’avis que tout dépend de chacun ! Il faut rester fort face à la dépression individuelle et rompre le silence ! Sinon c’est nos amis qu’on entraîne dans une spirale de tristesses.

    Le libre arbitre existe bel et bien.

    Me concernant, J’ai commencé à m’ouvrir au bonheur conscient et justifié après la lecture du « Temps Fractal » de Gregg Braden.

    Un excellent article que je vous invite à découvrir ! Malgré que nous sommes en 2014, la marche vers l’amélioration de nôtre conscience collective est belle et bien présente.

    « Seul l’amour nous sauvera »

    http://www.urantia-gaia.info/2011/04/25/le-temps-fractal/

    En cette journée, permettez-moi de vos envoyer mon optimiste charnel et de vous souhaiter une excellente marche vers un optimisme partagé !

    Ne laissez plus les médias vous faire trembler de peur, partagez vôtre amour pour la Terre et cultivez la vie !

    @++ bye

  17. J’avais vu ton article dès sa sortie, et je n’avais pas encore eu le temps de le lire, voilà qui est fait. Que dire ? Que je partage en grande partie ton avis, avec cette dualité opinion/acte qui matraque notre confiance en soi. Après, j’ai rapidement survolé les commentaires, faute de temps et de courage (désolé amis du web), je risque probablement de répéter ce qui a été dit plus haut.

    À mon sens, nous courrons à notre perte, clairement, ou du moins du système dans lequel nous vivons, c’est indéniable, si ce n’est celle de notre espèce. Pourtant, un semblant d’humanité semble toujours animer mes mots pourtant bien fatalistes. Nous ne vivons pas pour craindre, nous vivons dans l’instant, quoi qu’il puisse arriver.

    Il y a toutefois quelques sujets sur lesquels je ne suis pas d’accord avec toi, comme l’idée d’une société gérée par des robots, peut être que ma jeune âme de kitsune en herbe est trop influencée par des romans tels que « Nous autres » (de Eugène Zamiatine, à lire si on aime les distopies, dans la même veine que « Le meilleur des mondes »). Comment pourrait être gérée la défaillance d’une unité du système si ce n’est par l’humain ? Par conséquent, ceci voudrait dire que la machine, au dessus de l’humain, pourrait être réparée (et donc probablement modifiée) par l’humain ? Cela me semble délicat, et le risque zéro n’existe pas, pas à partir du moment que ce sont des hommes et femmes qui construisent la machine.

    Pareil pour les ressources libres, où je dois t’avouer être sceptique. La refonte du système du droit d’auteur doit être faite, dans le sens où nous devons élargir la possibilité de création à partir d’un contenu existant, et non la brider. Mais après, dans le cas de logiciels libres, j’ai un peu de mal à concevoir comment des développeurs peuvent faire payer un logiciel (et ainsi vivre de leur travail) si ce n’est sur le modèle du don.

    Bref, tout cela est très intéressant, je n’ai rien à redire sur ton analyse politique et économique qui me semble au combien juste. Ne perdons pas espoir, continuons à communiquer, car c’est comme cela que nous réussirons à nous diriger vers de meilleurs lieux, de meilleurs mondes, vers des mondes plus justes, plus logiques, plus simples, plus libres.

  18. Et bien moi vois-tu, j’ai trouvé la solution: Je vends tout et je quitte la pseudo démocratie.

    Car vois-tu, des pays de vraie liberté, il y en a. Je viens de passer trois mois à Dakar.

    La liberté qui règne dans ce pays est inimaginable pour un européen.

    En comparaison, la France est une dictature .

    La sagesse veut, que lorsqu’on ne peut lutter, il faut fuir.

  19. Ne jamais perdre espoir dans nos idéaux sauf si on découvre qu’ils sont mauvais.

    C’est simple, depuis l’arrivée d’internet, jamais nous (le peuple) n’avons été aussi connecté entre nous. Certes pour le pire mais aussi le meilleur.

    Des collectifs comme anonymous pour ne citer qu’eux apparaissent régulièrement.

    Petit à petit, les gens prennent conscience. Parler de vie privée dans les médias à l’époque était une utopie. C’est désormais défini au grand jour. Même si bon nombre de personne ne se sent pas concerné, bon nombre réagisse et s’indigne.

    Et de toute façon, tes idées son justes. Ne pas les défendre tout en sachant qu’elles sont réelles revient à se voiler la face.

  20. Peut être que cela dépends des périodes de la vie mais je traverse la même crise de confiance en ce moment même.

    La curiosité et tout ce qui en découle ne sont pas des faiblesses.

    Porter sur le monde le regard de l’enfant sans cesse émerveillé par les beautés de notre monde. Pousser toujours plus loin les limites de notre compréhension, échanger nos savoir.

    N’est-ce pas ce qui nous relies tous ensemble ? Mieux que n’importe quel moyens de communication moderne à travers les âges.

    Oui nous avons tous nos propres codes moraux, nos priorités , nos propres opinions.Tout comme nombres des lecteurs de ce blog nous attachons une importance cruciale à la vie privé. Combien de fois ais-je entendu « Oui, de toute façon, je n’ai rien à caché » ,  » ce n’est pas ma priorité » « ,etc

    User de pédagogie, essayer d’expliquer les enjeux , les actions que tout un chacun peut entreprendre, s’engager politiquement dans ce sens , rédiger des articles sur plusieurs supports.Toute ces petites actions ne sont jamais vaines. Tu peux le voir comme une petite graine que tu plantes. Qui grandira ou pas. Mais tu peux être certain que la prise de conscience que tu as déclenché chez quelqu’un, affectera une autre personne et ainsi de suite.

    Peut être inspiras-tu des milliers d’individu à l’autre bout du monde.

    D’autre part, je partage ta défiance envers notre système politique. Il n’as jamais été pensé comme une

    Depuis notre enfance on nous rabâche que le vote est la condition sine qua none de la démocratie mais nous savons tout les deux qu’il n’en rien.

    Tu te demande pourquoi nous serions assez stupides pour choisir nos maîtres ?

    « L’instinct » tribal est un début de réponse. Ou formulé autrement : « Une place pour chaque chose et chaque chose à sa place ». Je parle de notre désir profond de hiérarchie.

    Une hiérarchie dans ton travail, dans tes relations sociales, les tâches à accomplir, etc etc

    Mais ce n’est pas une fatalité.Au contraire, Internet (un exemple parmi tant d’autres) à cela de formidable qu’il donne une voix à chacun , la vraie démocratie.Il y a quelques années, il est impossible pour certains de mes proches et moi-même d’envisager les rapports autrement que verticalement. Le changement des mentalités est lent mais certain.

    Effectivement certains de tes convictions sont en contradictions avec ta façon d’agir.

    Mais, tu en as conscience.Tu ne les dissimule pas, tu ne cherche pas à les minimiser.

    Nous nous tourmentons sans doute trop mais cette situation est infiniment préférable à celle de la vache, amorphe, qui regarde passer les trains. Platon si tu m’entends ^^

    Une utopie par essence ne peut aboutir mais avec nos avons la possibilité d’agir à notre petite échelle pour tenter d’améliorer la situation.

    Oui, il existe des paradoxes par rapport à nos aspirations et notre façon d’agir mais c’est cela, aussi être humain.

  21. Bonjour Mitsu,

    En ce qui concerne l’économie et les monnaies étatiques, j’ai découvert récemment la vidéo « L’argent-dette » de Paul Grignon, qui explique pourquoi ces monnaies usurières mènent inévitablement le monde à la ruine et à la guerre. Il faut la visionner plusieurs fois mais l’explication est limpide.

    Le problème c’est que posséder des btc ne vous met pas réellement à l’abri d’un effondrement car si la logistique qui permet de remplir les rayons de magasins ou de vous apporter ce que vous commandez à distance n’existe plus, il n’y a plus rien à acheter donc sauf erreur vos btc ne vous servent plus à rien. Pour vous nourrir, trouverez-vous un paysan qui acceptera de vous vendre de la nourriture contre des btc ? Rien n’est moins sûr. L’or ou l’argent à la rigeur.

    Bitcoin serait un bon moyen pour commercer en évitant l’usure qui fait qu’à terme une seule personne accapare tous les biens de la planète, malheureusement il possède une vulnérabilité qui actuellement semble anodine mais pourrait devenir insurmontable : il ne fonctionne pas sans électricité.

  22. salut

    je cherche quelq’un qui serai capable de faire un soft iptv server pas trop cher pour partager les chaines de freebox a plusieurs personne

    y aurai t’il quelqu’un de capable pour faire ceci en linux

    merci pour vos reponse

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